DDT de Haute-Loire envahissement du CODIR du 12 mai 2026
Face aux attaque de la direction de la DDT de la Haute-Loire à leur encontre, les agents se sont massivement mobilisé et ont été plusieurs dizaines à envahir le CODIR le 12 mai 2026.
À cette occasion, la CGT a fait la déclaration suivante :
Les personnels ici réunis, dont la mobilisation massive bien qu’un peu estompée par la période de congés liée aux ponts du mois de mai, témoigne de la gravité de la situation.
Ces personnels sont venus vous faire part de leur profonde déception. Ils avaient imaginé pouvoir tourner la page d’une période caractérisée par un mode de management pour le moins défectueux (c’est un euphémisme). Malheureusement, ils réalisent qu’intérim n’est pas synonyme de prise d’autonomie mais prolongation d’une méthode délétères de gestion des personnels. L’État central n’étant plus capable de distribuer des carottes, vous avez imaginé qu’il suffisait localement de sortir le bâton pour faire avancer les troupes.
L’énergie consacrée à sanctionner, diviser les personnels ne serait-elle pas mieux utilisée à les fédérer autour d’un projet commun pour offrir un service public de qualité au profit du plus grand nombre. Cet autoritarisme déployé en interne ne compense pas la mollesse que l’État affiche fasse aux agressions extérieures et la perception qu’ont désormais nos partenaires institutionnels de cet État paillasson. Il est facile d’être fort avec des personnels statutairement voués à l’obéissance et d’être faible avec les forts.
Les personnels ici présents sont venus vous signifier leur raz le bol de ces méthodes de management qui rompent la cohésion et nuisent au travail d’équipe. Ils tiennent à dénoncer le règne de l’arbitraire dans les décisions qui les concernes. La politique du dégagisme déployée ces derniers temps en contradiction avec l’allongement imposé de la durée des carrières pour prétendre à une retraite à taux plein a considérablement fragilisé notre structure et altéré notre efficience collective.
Les personnels ici présents préféreraient se consacrer à leur activité professionnelle plutôt qu’être contraint de déployer leur énergie pour conserver des conditions de travail acceptables.
Plutôt que de déployer des usines à gaz pour soi-disant améliorer les conditions de vie au travail, respectons-nous les uns les autres et restaurons un management bienveillant.
Après une première collègue, vous vous en prenez désormais à notre camarade membre du CSA et de la formation spécialisée, aujourd’hui en arrêt maladie (un de plus). A travers lui, vous mettez en péril l’équilibre déjà bien précaire du service, mais vous vous attaquez de surcroît à un représentant du personnel investi qu’il conviendrait de remercier plutôt que de sanctionner. Dans la perspective des élections professionnelles à venir, cette campagne de sabordage de notre organisation syndicale est intolérable. Vous priver d’interlocuteurs capables de relayer les aspirations des personnels ne vous facilitera pas la tâche et l’exemple des « gilets jaunes » est un témoignage concret que la suppression des corps intermédiaires ne fait pas forcément tomber la fièvre.
Vous avez déclaré ne pas avoir à justifier cette décision de mettre en difficulté toute cette famille. Comment ne pas soupçonner de mauvaises raisons lorsque l’on éprouve tant de difficultés à produire un argumentaire convainquant.
Les personnels ici présents vous demandent donc de revenir urgemment sur les décisions qui impactent nos deux collègues précités faute de quoi ils mettront en œuvre tous les moyens à leur disposition pour les contester.