DDT de l’Aube déclaration au CSA du 19 mars 2026
Après avoir annoncé, pendant des mois, qu’il n’utiliserait pas le 49.3, le premier ministre a officialisé le nouveau coup de force du gouvernement pour faire passer son budget austéritaire et d’une brutalité sociale inouïe.
Un budget qui saigne les travailleurs et les travailleuses et les services publiques
Le gouvernement et ses alliés présentent ce budget comme un compromis qui éviterait l’austérité. Rien n’est plus faux : pour contenir le déficit public, grevé par l’assistanat d’État accordé au patronat, 270 milliards d’euros par an qui disparaissent dans les poches des actionnaires des grands groupes, le gouvernement va tailler dans les crédits de France 2030 et de nombreux ministères, et demander un effort aux groupements de communes.
Comprenons ici ce que le mot effort sous-entend : la dégradation générale des services publics et de nos conditions de vie, la non-réponse aux besoins déjà immenses de la population, la poursuite quoi qu’il en coûte du pillage des comptes publics.
Cela se traduit par :
- la perte de 28 % de notre pouvoir d’achat depuis 2000,
- le tassement des grilles indiciaires du fait de la revalorisation du SMIC,
- la suppression de la Garantie Individuelle du Pouvoir d’Achat,
- la baisse de 19,5 millions d’euros du budget alloué à l’action sociale interministérielle,
- le refus de pourvoir les postes vacants par voie de détachement,
- le refus de formation qui nécessite des frais élevés,
- la baisse du budget de fonctionnement...