DDT de l’Aveyron déclaration liminaire à la FSSSCT du 1er octobre 2026
Mardi 29 septembre, nous avons vécu une journée d’action importante, qui ne concernait pas que les fonctionnaires…
Nous étions nombreux, ensemble, pour revendiquer plus de services publics pour mieux vivre, se soigner, se déplacer, faire garder ses enfants, aller à l’école gratuitement, accompagner nos aîné·es, faire respecter nos droits au travail, faire face au dérèglement climatique, pour ne citer que quelques points…
Les besoins de nos concitoyens augmentent : vieillissement de la population, difficultés d’accès aux soins, transition écologique, nouvelles technologies…
Pour y répondre, il faut plus de services publics, plus de personnels et plus de moyens. Assurer, maintenir et renforcer les services publics, c’est garantir une égalité d’accès aux droits sur tous les territoires, notamment dans les plus ruraux.
À l’État, il faudrait toujours faire mieux avec toujours moins ?
Pour la CGT cette équation ne tient pas. Depuis des décennies, on nous explique qu’il faudrait réduire la dépense publique et que, pour cela, il suffirait de supprimer des postes, de fermer des services, de créer des maisons de l’État…
Mais le bilan est là, incontestable : chaque fois qu’un service public est réduit, qu’il ferme, qu’il s’éloigne ou se dégrade, l’usager.e doit attendre davantage, parcourir plus de kilomètres, souvent renoncer, parfois même être mis.e en danger…
Autre solution politicienne : le transfert de missions et de tâches au privé par mesure soi-disant d’économies… Là aussi, triste bilan : quand un service public devient privé, cela coûte plus cher car, cela ne surprendra personne, le privé lucratif cherche à faire des profits, ce qui n’est pas le cas du service public.
À la CGT, nous le disons clairement, lorsque le service public sera privé, le public en sera privé…
Depuis quarante ans, l’on berce les citoyen.nes et les usager.es de désinformations, en proposant systématiquement les mêmes solutions : l’État doit réduire ses services publics… Quel.le citoyen.ne peut aujourd’hui dire que les casses successives des services publics ont permis une baisse des impôts et de la TVA ? Quelles économies à l’échelle du pays ?