DDT de l’Aveyron déclaration liminaire au CSA du 3 novembre 2026

Date de dernière modification : le 4 novembre 2026
CGT DDT de l'Aveyron

En France, tout augmente, sauf nos salaires et les moyens nécessaires aux services publics…

Avec les projets de budgets de l’État et de la Sécurité sociale pour 2027, le Gouvernement veut une nouvelle fois faire payer les salarié·es, les retraité·es et les malades, plutôt que les grandes entreprises et les ultra-riches.

Pourtant, les mobilisations se multiplient dans la jeunesse et les services publics. Dans l’énergie, elles ont déjà permis d’obtenir des résultats !

Ce projet de budget tourne le dos à la jeunesse, aux salarié·es, aux retraité·es et aux pensionné·es, ainsi qu’à leurs revendications légitimes.

Les choix du Gouvernement vont encore peser sur nos vies et nos droits : se soigner correctement, vivre dignement de son salaire ou de sa pension, bénéficier de services publics accessibles sur tout le territoire… Ce sont pourtant des droits essentiels à garantir, pas des économies à réaliser !

La situation actuelle n’est pas due au niveau des dépenses sociales, indispensables à toutes et tous, mais aux milliards d’euros de recettes dont on se prive en multipliant les cadeaux aux grandes entreprises et aux ultra-riches, sans aucune utilité sociale.

Le projet de budget actuel vise, une fois de plus, à affaiblir les services publics et à préparer leur privatisation !

Les journées d’action organisées en Aveyron comme sur l’ensemble du territoire ont permis aux agentes et agents publics de faire entendre leur refus de voir le budget 2027 se construire une nouvelle fois sur le gel du point d’indice, les coupes budgétaires et la dégradation de leurs conditions de travail.

Ils et elles exigent une augmentation générale et significative de la valeur du point, son indexation sur l’inflation, une refonte des grilles indiciaires, le rétablissement de la GIPA, l’abrogation du jour de carence et le retour à 100 % de la rémunération en congé de maladie ordinaire.

Ils et elles revendiquent également un budget donnant aux services publics les emplois et les moyens nécessaires à l’accomplissement de leurs missions, tout en permettant de véritables avancées en matière d’égalité professionnelle et de conditions de travail.

Car nous le savons : pour des services publics accessibles et de qualité, il faut plus d’emplois, des salaires à la hauteur et des investissements. Réduire les moyens, c’est dégrader le service rendu à la population et les conditions de travail de celles et ceux qui les font vivre.

Dans le même temps, nos dirigeants doivent tout mettre en œuvre pour empêcher les fermetures de sites, les suppressions d’emplois, les privatisations et les délocalisations.

Alors que les entreprises bénéficient de centaines de milliards d’euros d’aides publiques, des milliers d’emplois sont supprimés. Les 211 milliards d’euros d’aides publiques qui leur sont alloués chaque année, sans contrepartie, contrôle ni évaluation, doivent servir à maintenir et à créer des emplois de qualité, à relocaliser notre industrie, à renforcer les services publics et à investir dans la transition écologique. Cet argent public ne doit plus servir à réaliser des licenciements boursiers !

Dans le pays, comme à l’international, les colères grandissent et les mobilisations se multiplient, réunissant les salarié·es du public et du privé, les privé·es d’emploi, les retraité·es et la jeunesse.

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