DDT de l’Isère déclaration au CSA du 5 mars 2026
Déclaration intersyndicale CGT - UNSA - CFDT - FO
L’ensemble des organisations syndicales qui siègent ce jour souhaitent vous interpeller au sujet du diagnostic RPS effectué au SADR.
Face aux mauvaises conditions de travail des agents travaillant au SADR qui induisent un mal être général, vous avez décidé de réaliser au premier semestre 2025 un diagnostic RPS de ce service avec un objectif affiché : « améliorer les conditions de travail des agents ».
Cette démarche, confiée à l’établissement public ARACT (agence régionale pour l’amélioration des conditions de travail placée sous la tutelle du Ministère du Travail) a associé des agents volontaires du SADR, l’inter-syndicale (UNSA-CFDT, FO, CGT) et les acteurs de la prévention.
La réunion de lancement a eu lieu le 19/02/2025 et la pseudo-restitution du plan d’actions s’est tenue le 08/12/2025. Entre ces deux dates, le déroulement de la démarche a fait l’objet de rencontres, comités de suivi, entretiens individuels, restitutions et autres groupes de travail.
Le plan d’actions issu de ce diagnostic a défini 5 axes de travail ainsi priorisés :
- « optimiser et adapter la gestion des ressources dans la durée »
- « améliorer la gestion de la charge »
- « réactiver le système de prévention »
- « contribuer à la poursuite de l’adaptation des outils numériques »
- « piloter la démarche d’ensemble »
Ces 5 axes se sont déclinés ensuite en une multitude d’actions.
Le plan d’actions doit être lancé en 2026. Il sera piloté par le SGCD et fera l’objet de la mise en place d’un comité de suivi.
A ce jour, nous n’avons toujours pas connaissance d’un document communicable qui résume les principaux points de ce diagnostic établi par l’ARACT, ni du plan d’actions. Comme vous le savez, ces éléments doivent pourtant être intégrés dans le DUERP (Document unique d’évaluation et de prévention des risques professionnels).
En conséquence, nous vous demandons de nous les communiquer.
Plus largement, les représentants du personnel, n’étaient pas dupes lors du lancement de cette démarche portée et financée par le MASA (dont on ne connaît toujours pas le coût et que nous vous demandons) car les origines du mal être au travail des agents sont connues depuis plusieurs années et sont évidentes : il s’agit du manque chronique de moyens humains et de défaillances récurrentes dans les systèmes informatiques. Certes, quelques moyens en personnel ont été consentis, mais bien loin de redonner aux agents les moyens de travailler « normalement » sans altérer leur santé !