DDT du Val-d’Oise, déclaration préalable au CSA du 2 novembre 2026
Ce CSA est le dernier avant les élections professionnelles. C’est donc l’occasion de dresser le bilan d’un dialogue social trop malmené, qui a conduit à une rupture avec la CGT. Respect des représentants du personnel, loyauté des échanges et prise en compte de nos revendications : force est de constater que ces exigences ont bien manqué à un dialogue social digne de ce nom.
À quelques semaines des élections, l’éventuelle arrivée d’une nouvelle organisation syndicale interroge. Si celle-ci venait à présenter une liste (mais quel suspense ?!), faudrait-il y voir l’expression d’une pluralité syndicale bienvenue ou l’opportunité, pour la direction, de
« bénéficier » d’une synergie tant attendue, là où les échanges avec une CGT majoritaire et seule représentée au CSA se sont dégradés, dans le seul intérêt de défendre les droits et les conditions de travail des agents ?
Quoi qu’il en soit, la pluralité syndicale appartient aux agents. Ce sont eux qui choisiront librement leurs représentants et qui tireront, le moment venu, leurs propres conclusions sur les méthodes employées et les résultats obtenus.
Au-delà de notre instance, la situation sociale du pays est sous extrême tension. Les journées des 17 et 24 octobre ont mis en lumière une colère profonde. La mobilisation contre la vie chère, la dégradation des services publics et les difficultés rencontrées par la jeunesse continuent de rassembler des centaines de milliers de personnes dans le pays. Les violences et les dégradations survenues en marge de ces rassemblements ne doivent pas occulter les revendications exprimées par les manifestants.
Quand les prix augmentent, que les salaires stagnent, que les services publics se dégradent et que les perspectives se ferment pour une partie de la population, il ne suffit pas de déplorer les déchaînements : il faut entendre ce qui les nourrit et apporter des réponses concrètes aux attentes.
Alors que la dépense publique est trop facilement désignée comme responsable de tous les maux, la CGT dit NON : le service public n’est pas responsable de cette faillite organisée, il en est une victime ! Plutôt que de s’attaquer uniquement aux dépenses, il faut cibler l’insuffisance des recettes fiscales, lutter contre la fraude et l’évasion fiscales et remettre en question les cadeaux fiscaux accordés aux plus fortunés et aux grandes entreprises sans contrepartie.