DDTM de Vendée déclaration au CSA du 29 juin 2026
Les épisodes de fortes chaleurs, désormais bien au-dessus des normales de saison, ne peuvent plus être considérés comme des événements exceptionnels. Ils s’inscrivent dans une évolution durable du climat. La prévention ne peut donc plus se limiter à la seule gestion de l’urgence.
La CGT demande que les changements climatiques soient pleinement intégrés dans la prévention des risques professionnels. Cela passe notamment par une mise à jour du Document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP), mais aussi par une adaptation réelle des bâtiments aux épisodes de canicule, dont la fréquence, la durée et l’intensité augmentent d’année en année.
Les agents ne subissent pas les fortes chaleurs uniquement sur leur lieu de travail. Ils les subissent également à leur domicile. Or, chacun ne dispose pas d’un logement suffisamment isolé, ni de la possibilité d’installer ou d’utiliser un système de climatisation. Les nuits deviennent difficiles, le sommeil est perturbé, la récupération est insuffisante et la santé physique comme psychique s’en trouve affectée.
Cette réalité est aggravée par une situation sociale de plus en plus préoccupante.
De nombreux agents rencontrent aujourd’hui de réelles difficultés financières. La suppression de la GIPA l’an dernier, l’absence de revalorisation des grilles indiciaires et le décrochage persistant du point d’indice face à l’inflation ont fortement dégradé leur pouvoir d’achat.
À cela s’ajoute la hausse du coût des carburants depuis le mois de mars, alors qu’ils étaient déjà à un niveau élevé. Utiliser son véhicule personnel devient un luxe pour nombre d’agents, d’autant que le coût des réparations et de l’entretien ne cesse lui aussi d’augmenter.