DREAL Auvergne-Rhône-Alpes boycott des CSA du 13 avril 2026
Avec l’ensemble des représentants du personnel de la DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, la CGT a refusé de siéger lors des deux CSA convoqués par l’administration le 13 avril après-midi. Avant de quitter la salle, la CGT a lu la déclaration suivante :
Le contexte international de plus en plus violent et guerrier pèse de plus en plus directement sur les travailleurs. Dès à présent, ceux qui dépendent de leur voiture pour venir travailler ou même simplement leur organisation personnelle subissent de plein fouet les conséquences de la guerre que les USA et leurs alliés ont déclenché dans le golfe Persique et en Méditerranée orientale. Ce n’est probablement qu’un début, car le prix du pétrole et de ses dérivés que sont les carburants n’est que le premier pas d’une hausse généralisée des prix, tant ces matières sont indispensables pour tous les produits de la vie courante, tant agricoles qu’industriels.
Et ce ne sont pas les annonces du gouvernement sur sa volonté d’électrifier tant l’industrie, les transports que le chauffage des logements qui changera la donne. Dans tous les cas, pas à court terme tant ce sont des choix structurants, coûteux et dont les effets se mesureront au mieux dans une décennie.
Dans ce contexte incertain, le gouvernement n’a d’autre priorité que de s’en prendre à nouveau au monde du travail et aux droits des salariés. Après avoir privé de nombreux salariés du commerce de leur repos dominical il y a plus de vingt ans, là aussi sous couvert du « volontariat », puis avoir libéralisé le travail de nuit des femmes… au nom de l’égalité femmes-hommes et enfin avoir supprimé le caractère férié du lundi de Pentecôte au nom d’une prétendue solidarité avec les personnes âgées, il s’en prend au 1er-mai. Ainsi, allié une nouvelle fois à l’extrême droite, il attaque le seul jour férié et chômé qu’est le 1er-mai. Rappelons, pour ceux qui l’ont oublié, que le 1er-mai symbolise les combats des travailleurs pour leurs droits et que certains l’ont payé et le payent encore tous les ans de part le monde au prix de leur sang.
Certains seront probablement très heureux de voir des boutiques ouvertes à cette date, en oubliant au passage que le « volontariat » des salariés qui seront derrière le comptoir n’en est pas un. Tous les salariés savent que lorsqu’un patron, petit ou grand, leur demande de travailler le dimanche ou un jour férié, ils n’ont quasiment pas d’autre choix entre être « volontaire » et être mis à la porte à court, moyen ou long terme. Et peu importe leur vie de famille, leur droit au repos ou leur santé. Ce n’est pas l’aumône minable qu’est le doublement du salaire les jours féries qui peut compenser cela.
La CGT appelle tous les agents à signer dès maintenant la pétition pour défendre le 1er-mai.
La CGT appelle aussi tous les agents à se mobiliser dans les rassemblements et défilés organisés partout en France et dans le monde pour le 1er-mai. Car si aujourd’hui ce sont les salariés des commerces qui sont touchés, pourquoi demain les salariés de l’industrie ou des administrations ne seraient pas concernés ?. Se mobiliser, c’est aussi montrer notre détermination à contrer les attaques à venir, que ce soit sur les jours féries, mais aussi tous nos droits, et affirmer notre volonté d’en gagner de nouveaux : sur le temps de travail, les salaires, la couverture sociale…