DREAL Auvergne-Rhône-Alpes déclaration liminaire de la FSSSCT du 30 avril 2026
Avant-hier, le 28 avril c’était la journée internationale de la santé et de la sécurité au travail. Car malheureusement encore trop souvent le travail blesse et tue. En France, en 2024 ce sont 1297 travailleurs qui sont morts en lien avec leur activité professionnelle. Depuis plusieurs années, ce chiffre augmente, signe que les conditions de travail se dégradent.
Bien sûr, lorsqu’on parle accident du travail ou maladie professionnelle, la première image qui vient à l’esprit, c’est l’ouvrier broyé par une machine, comme cela a été le cas il y a quelques jours chez Lustucru en banlieue lyonnaise, ou encore enseveli sous un chargement, ou bien tué à petit feu par l’empoisonnement à l’amiante. Sans oublier que pour un mort, combien y a-t-il d’estropiés, de handicapés à vie ?
Cependant, il est faux de croire que les risques pour les salariés ne sont que physiques. Bien sûr, dans les bureaux, il est rare de recevoir le plafond sur la tête, de tomber dans un trou ou autre. Toutefois, le sujet du radon, qui est à l’ordre du jour de cette réunion montre que même dans les bureaux le risque physique est présent. Mais il existe d’autres risques, plus insidieux, tout aussi toxiques et destructeurs. C’est par exemple le cas de la charge de travail, mais aussi des méthodes d’encadrement… surtout quand les deux se cumulent.
Pourtant, à la DREAL, au niveau de la direction, il semble y avoir une sorte de déni sur ces sujets. Lors de la présente formation spécialisée, il va être question de plans de prévention, de lettres de missions des assistants et conseillers de préventions et autre document unique. C’est très bien de faire des plans et programmes et les collègues qui les écrivent font un travail méritoire qui doit être salué, mais ces documents ne doivent pas servir uniquement à remplir des armoires, à cocher des cases dans des tableaux Excel™, et éventuellement recevoir un satisfecit bureaucratique de la part d’un inspecteur en santé et sécurité au travail. Ils doivent surtout et avant tout être déclinés partout dans les services, car c’est l’application de leurs prescriptions qui améliore les conditions de travail. Et surtout, la CGT ne comprend pas pourquoi ces sujets sont traités en priorité lors de la présente réunion alors que nous avons des agents en très grande souffrance dont la situation mérite d’être examinée en priorité et non en toute fin de séance dans les questions diverses !