DREAL Hauts-de-France déclaration à la FSSSCT du 24 mars 2026
Il y a tout juste dix ans naissait la DREAL Hauts-de-France. C’est le moment de revenir en arrière, pour un bilan d’étape.
Le 6 septembre 2016 le bureau d’études DEGEST, dans un rapport d’expertise consacré aux conséquences de la fusion des DREAL Nord-Pas-de-Calais et Picardie, exprimait la synthèse suivante :
« Il résulte de notre analyse que la fusion des DREAL Nord-Pas-de-Calais et Picardie expose les agents à des risques professionnels, qui sont de nature et d’origine diverses, et dont le présent rapport fait état ; leur identification constitue le préalable à la mise en œuvre d’actions de prévention, c’est-à-dire d’actions visant à éliminer les risques à la source ou à les limiter, afin d’améliorer les conditions de travail de tous. »
Sur cette base, nous nous exprimerons sur les 3 facteurs de risques exposés par le cabinet en 2016 : les réorganisations, les tensions dans le travail et la baisse programmée des effectifs. Enfin, nous nous exprimerons sur les recommandations à l’époque formulées par le cabinet, et sur leur état d’avancement à ce jour.
Les réorganisations successives :
En 2016, le cabinet DEGEST pointait une fusion factrice d’instabilité, d’insécurité et de fragilité pour les agents concernés.
Dix ans après, ce constat perdure, avec :
- des transferts de missions (le CPCM vers la DRFiP, la GA-Paye vers le CRGP) ;
- des réorganisations internes (SMI, SEN, SIDDEE, SECLAT, SG, MSPR, SPC) ;
- des projets immobiliers (densification, déménagement du site Barni d’Amiens, de l’UD de la Somme, de l’UD de Soissons).
Les tensions dans le travail :
En 2016, le cabinet pointait la fragilité des collectifs de travail, notamment caractérisée par 2 suicides survenus en 2015.
Depuis la fusion, force est de constater que cette fragilité et ces tensions perdurent. Ainsi, 3 de nos collègues ont mis fin à leurs jours, dont au total deux sur leur lieu de travail, et un il y a seulement quelques mois.