Haute-Garonne rencontre avec le préfet le 10 février 2026
Déclaration Intersyndicale CGT-CFTC-Solidaires-SUD-FSU
Enfin, avons-nous envie de vous dire ! Lors de notre dernière entrevue, le 19 novembre 2024, vous aviez balayé d’un revers de main la proposition de l’ensemble des organisations syndicales de création d’une formation spécialisée de site et l’aviez « remplacée » (nous y mettons d’énormes guillemets) par l’engagement de réunions avec l’ensemble des élus des personnels, pour aborder les problématiques et interventions nécessaires sur le site Lemaresquier. Vous aviez vous-même communiqué aux responsables des différentes administrations la fréquence de ces réunions, fixées à deux par an, ce qui n’aurait pas été un luxe, compte tenu du nombre de dysfonctionnements depuis l’ouverture de la nouvelle Cité. Mais il en est avec vous comme avec ceux qui vous ont missionné, le dialogue dit « social » n’est pas votre fort, depuis l’origine. L’épisode du marché de nettoyage de l’ancienne Cité administrative a été un marqueur de l’absence de volonté de dialogue de votre part.
Dans un même ordre d’idée, vous avez conclu votre invitation à cette réunion en affirmant que ce comité a « un rôle strictement informatif » et « n’a pas vocation à se substituer aux instances sociales » de nos directions respectives. Or ce qui motivait l’intersyndicale à demander la création d’une formation spécialisée de site, c’était de permettre de traiter rapidement les sujets transverses pour qu’ils ne fassent pas l’objet d’infinies parties de ping-pong entre les personnels, les différentes directions et Agile, comme ce qui s’est passé pendant des dizaines d’années à l’ancienne cité administrative et qui s’est poursuivi pendant cette première année de présence sur le site Lemaresquier.
Nous allons maintenant illustrer brièvement comment cette instance aurait pu éviter des pertes de temps, de l’énervement chez les personnels, du travail inutile des formations spécialisées des directions, et même des dépenses inutiles (cela devrait parler aux apôtres compulsifs de la baisse de la dépense publique ?)
Prenons l’exemple de la gestion de l’ambiance lumineuse : la formation spécialisée de la direction générale des Finances publiques a mis à son ordre du jour cette question et a préconisé des tests de stores de différents types dans certains bureaux, pour adapter au mieux la correction de luminosité en fonction de l’orientation des bureaux. Cette expérimentation a débuté et quelques semaines après, les représentant·es des personnels ont été informé·es qu’un appel d’offre pour l’achat de stores allait être lancé par la préfecture [mais financés par nos directions, sans qu’elles aient le choix sur le matériel commandé ], sur le périmètre global de la Cité. Où ceci a-t-il été discuté, quand a-t-on fait le lien avec les personnels et leurs représentants ? Jamais ! Que d’énergie, de temps et d’argent dépensés en pure perte !