Pour nos services publics, nos salaires, tous dans l’action le 29 septembre 2026
Les services publics essentiels et vitaux subissent, comme tous les autres, des compressions d’effectif, des restrictions budgétaires des annulations de crédits. Les conditions de travail se dégradent alors que les salaires n’augmentent pas ou trop peu pour faire face à la hausse du coût de la vie.
Bref, ce que les personnels du ministère de l’Écologie vivent au quotidien en terme de manque de moyens, d’effectifs pour assurer leurs missions, les pompiers le subissent aussi. À chaque incendie, chaque opération de secours délicate et dangereuse, le gouvernement loue leur courage et leur bravoure. Pourtant, ce sont les mêmes qui sabrent les moyens dès qu’ils en ont l’occasion.
Mais le courage et la bravoure ne peuvent suppléer à des équipements obsolètes ou insuffisants. Ainsi, cet été le manque de moyens pour éteindre les incendies a été criant. Les recrutements insuffisants, les commandes annulées et reportées ont été payés cash par des destructions plus importantes.
Ceci n’a pas empêché le gouvernement de bomber le torse, mais qui n’a pas passé commande des moyens aériens indispensable ? Étrangement, l’ancien premier ministre, candidat à la présidence de la république et son ancien ministre désormais maire de Bordeaux, qui ont choisi de ne pas commander les Canadairs nécessaires n’assument plus leurs choix. Bien sûr, si la commande avait été passée, ces avions n’auraient été livrés qu’en 2028 au plus tôt, mais désormais, ce sera au mieux 2032. Nul doute que d’ici là, les gouvernements loueront la bravoure et l’engagement des pompiers allant aussi verser quelques larmes de crocodiles pour ceux qui se seront sacrifiés.
Face à cette situation, les pompiers se mobilisent pour obtenir les moyens et les effectifs qui leur manquent cruellement.